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  • Perrine
  • perrineaucameroun
  • 30/07/1984
  • Perrine, 23 ans, je viens de terminer mes études et je pars en coopération au Cameroun pendant 2 ans. Ce type de projet me trottait en tête depuis quelques années... ça y est, j'y suis! Je serai gestionnaire à l'hôpital Ad Lucem de Mbouda, petite ville de l'Ouest Cameroun.

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Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /Déc /2007 18:47
Le matin je passe souvent devant un école primaire qui se trouve juste à côté de l'hôpital. Ici les écoles brassent toutes beaucoup d'enfant car  il sont en moyenne  60 élèves par classe! L'école n'est pas fermée, la cour de récréation est le terrain de terre rouge qui l'entoure; lorque je passe je traverse donc la cour.

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Plein d'enfants remplis d'énergie, et pouf une blanche qui passe. Au début les caïds se permettaient quelques "eh la blanche!" en suivant le modèle de leurs grands frères en ville. Et puis, comme je passe régulièrement, les "la blanche!" se sont multipliés. Jusqu'à l'autre jour où ils ont été tellement nombreux que tous les enfants de l'école ont fini par se soulever et à crier en coeur "la blanche! la blanche! la blanche!". Bon, la cour de récréation étant assez vaste, et moi étant dans un état de ras-le-bol d'être la blanche, de tout mon corps, toute mon âme, j'ai crié "les noirs, ca va??" et là les enfants de s'exciter de plus belle, mais entre eux cette fois, pfiou!

Le soir, en passant devant les maisons du quartier, on entend une petite fille raconter chez elle que le matin la blanche a dit: "Les noirs, comment ca va?". Rigolo!

Moins rigolo, maintenant chaque fois que je passe devant l'école, les enfants recommencent en espérant reproduire la même scène...

Les regards braqués sur mon passage, les "kss kss", "la blanche", "la white", "la mekat" sont pesants. Je ne regarde jamais les gens dans la rue, ni à l'hôpital même, car les regards sont trop pesants. C'est une habitude qu'on prend très vite, dès les premièrs jours!
Ce qui fait beaucoup de bien aujourd'hui, ce sont les enfants qui viennent me saluer. C'est tout nouveau; lorsque je marche en ville, parfois un enfant vient me tirer la manche sans que je le voie arriver, et me dit avec un large sourire: "bonjour"... là j'oublie tout le reste...


Par Perrine
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 18:34
Longtemps que je n'ai pas eu l'occasion d'écrire d'articles... c'est que je ne m'ennuie pas!
Le week-end dernier, voyage de dernière minute à Douala, super, bien que fatigant. J'ai essayé d'en profiter un maximum tout de même, mais entre le voyage (5h de bus), la fin de semaine et la chaleur lourde de Douala, il faut lutter pour garder la forme! On s'est baladé là où je n'avais pas eu l'occasion d'aller la premiere fois, lorsque j'étais allée avec ceux de l'hôpital. Là j'ai vu une petite partie des quartiers, et le bord de l'eau. Samedi en fin de journée nous avons rejoint les coopérants à un mariage, c'etait sympa de voir tous les français reunis, tous avec nos expériences différentes, dans nos différentes villes. Le soir on est allé en boite :) je commence a connaitre quelques chansons, seka seka! mais pour maitriser toutes les sortes de danse c'est pas gagné! On est finalement passé chez Thomas le dimanche matin histoire d'avoir une peu de temps pour se raconter nos évolutions respectives depuis que nous nous sommes quittés. 
Le tout ponctué de bouffe, bouffe, bières, et encore bouffe!

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Je continue mon petit bonhomme de chemin à l'hopital, pas grand chose à signaler de ce côté.

La grande nouvelle c'est que mon papa vient me rendre visite à Noel... j'ai hâte!!
Par Perrine
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 18:01
Week-end bien chargé!
Le samedi je suis allee à l'enterrement de la mère de Barthélémy, dans le village profond, là ou on habite dans des cases sans eau ni électricité. Enterrment traditionnel, devant la maison de la défunte.
Ensuite, apres avoir mangé, on est encore allé manger (oui normal ici!) à Bafoussam, la ville, sur le retour. Avec Gilles, on n'a pas suivi les autres jusque Mbouda on est allé à une chute entre Bafoussam et Mbouda, hyper impressionnant, wouaw! genial
On a repris la route à pied en espérant choper un bus qui relie Bafoussam à Mbouda. En route on a acheté une canne a sucre a une femme qui sortait du champ, ma première canne à sucre :) Les bus ce sont des vans type Volkswagen dans lesquels on tient à entre 15 et 20 personnes; mais les rares qui passaient étaient pleins. Par chance une moto a bien voulu nous emmener au vilage suivant, car il allait bientot faire noir! Donc 3 sur la moto pour 200FCFA, et au village on a réussi à le prendre notre bus!  
Le soir j'ai acheté de la brioche pour le ptit dej, les brioches sont super bonnes ici! Avec Gilles on a pris quelques brochettes au bord de la route principale de Mbouda, et on s'est fait un festin à la camerounaise... avant d'aller en boite!
Quelques petites apprehensions au début, car je me sens compètement intrue avec la musique, la façon de danser, et en étant la seule blanche de la boite; je suis observée de tous cotés, comme d'hab. Ca ne sert à rien de laisser monter la pression, je me jette donc rapidement à l'eau sur la piste. Gilles m'avait appris quelques trucs avant d'y aller, il est très très bon danseur. Apres un ptit temps pour me mettre ds le bain, genial! On a bien dansé, jusqu'à épuisement; j'ai passé une super soirée.
L'ambiance en boite est très différente de celle en France. Beaucoup plus cool, relax, et en même temps les gens se lachent beaucoup plus. J'aime beaucoup. 

Dimanche lessives (ca prend du temps à la main) et internet. Pfiou pas facile ca faisait une semaine que j'arrivais pas a trouver de connexion.

Très bon week-end!
 
 
Par Perrine
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 18:01
Hier nous sommes allés au restaurant Gilles, barth, M. Akono et moi: l'équipe comptable. Super. Wonderful. Délicieux. Accueillant.
On mange tous autour d'un même plat, dans un salon, avec les mains. On attend 1h que le plat soit prêt. AU menu: poulet et condiments accompagnés de plantains tapées-tapées En attendant on se met à l'aise. On discute. On est dans des canapés, comme chez soi. La télé est allumée, comme partout ici. En France quand un ionvité arrive, on éteint la télé; ici la politesse est de l'allumer.
Ce qui est étonnant c'est le jeune garçon qui vient avec la bassine d'au et le savon pour que nous nous lavions les mais, alors qu'on se sent chez soi ou chez quelqu'un: c'est contrastant.
On ne finit pas le plat... on emmène le rete à la maison. J'ai gagné, je suis la dernière à avoir déclaré forfait. Gilles fut surpris. J'ai pensé à Maureen Parou!

(...)

Ce soir, M. Akono m'a emmenée boire une bière, puis on a croisé le médecin chef (le chef de l'hopital de Mbouda) qui, en me raccompagnant, a fait un détour pour m'emmener au restaurant. Les gens de l'hopital sont très accueillants avec moi. Je me sens bien. Espérons que ça dure!
J'apprécie vraiment que les gens soient cool, aiment profiter des bonnes choses, de la vie.
Par Perrine
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 18:01
Ce soir c'est ma première nuit seule à Mbouda.
Mercredi dernier nous avons pris la route pour Douala, à l'occasion de la remise des dons de La Catho (Lille) à la fondation. Après quelques arrêts en route pour acheter papayes, ananas et autres aux producteurs, nous avons découvert la ville de Thomas (arrivée de nuit, comm d'hab, frustrant) _ rien à voir avec les petites villes de l'Ouest! Dès notre arrivée nous sommes étonnés par les étals bien alignés, les routes blindées de voitures et la présence de trottoirs. Plusieurs coopérants vivent là-bas, et la vie est beaucoup plus confortable qu'à Mbouda. Les appartements sont à l'européenne, et on ne trouve pas la bonne vieille terre rouge au sol. Je sens très fort l'odeur de la pollution, je n'aime pas ça. Nous avons passé un bon moment là-bas; avec d'autres coopérants nous sommes allés manger du poisson braisé le soir que j'ai passé là-bas... délicieux :p
Je ne suis restée que 2 jours tandis que Thomas est resté là-bas. Il semble beaucoup s'y plaire.
Je suis rentrée découvrir mon quotidien à Mbouda.
Sur la route du retour, nous nous arrêtons manger des plantains et des prunes braisés et boire une bière. Le chef SAF (service administratif et financier) m'invite à un mariage le lendemain _ celui de son beau-frère. Il m'annonce fier comme un pape que c'est grace à lui qu'a lieu ce mariagel: son beau frère étant toujours célibataire, il lui a trouvé une femme... gloups!
"Ah bon, tu lui as trouvé une femme... mais comment?"
"C'est la fille d'un ami médecin. Un soir j'étais invité chez lui, et j'ai observé ses filles. L'une d'entre-elles était docile, passait du temps à la cuisine, et était obéissante. Je l'ai donc choisie pour mon beau-frère. On s'est occupé de la dot, et demain c'est le mariage civil. "
Par Perrine
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Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /Sep /2007 17:43
Un très bel hôpital dans une ville qui me semble pauvre. C'est le plus grand hôpital Ad Lucem. Devant, de petites baraques mitoyennes où l'on vend de tout . Les gens sont généralement ouverts et sympathiques. Je suis moins dévisagée aujourd'hui; car en arrivant, tous les regards s'arrêtaient sur notre passage: nous étions les seuls blancs de la ville. Aujourd'hui cela se ressent un peu moins. Mais si je vais chez Gilles, un ami de l'hôpital, qui habite derrière, là où on accède par des chemins de terre à travers champs, les enfant se plantent à la porte de chez eux et me regardent bouche bée.

J'habite dans une maison avec un grand salon et 4 chambres. Je commence à prendre mes repères. Les gens sont très sympathiques (les hommes peut-être un peu trop) et aidants avec moi.

Ce matin, avec mon café j'ai mangé de la brioche (ici "du gâteau"), avec le nutella local (la noisette est remplacée par l'arachide) et une papaye :)
Chez moi on entend de nombreux chants d'oiseaux, et tout autour de la maison ce sont des bananiers, des plantes exotiques et des arbres donc j'ignore le nom mais qui font souvent de très jolies fleurs. A l'intérieur, tout un mur de photos de vous.
Par Perrine
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Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /Sep /2007 17:28
Les frères de Gabriel nous emmènent mardi matin à la gare routière où nous prenons le bus pour Mbouda.

Le bus est plein à craquer, nous sommes serrés comme des sardines! Avant le départ, les vendeurs à la sauvette défilent dans le bus pour vendre des bouteilles d'eau fraîches (remplies d'eau fraîche et soigneusement refermées, jme suis fait eu!), des brosses à dents et autres. 

Nous partons. A 1/3 du trajet, un des passagers, vendeur ayant un accord avec la compagnie de transport, nous présente tous ses remèdes miracles, contre tous les maux de la Terre. Directement importés de Chine. Certais n'ont de notice qu'en chinois: pas grave, il les a gentillement traduite en français sur un petit papier avec ses coordonnées :) Il a un regard malicieux et un sourire ravageur. Il débite conneries sur conneries, fait rire son public... et ça marche! Les retombées sont impressionnantes!
Dans sa panoplie on peut compter des brosses à dents qui ne s'usent jamais, des médicaments qui guérissent de tous les maux de buccaux, des médicaments qui guérissent à la fois de troubles gastriques et de problèmes gynécologiques, mais encore la crème Superlolos qui transforme les gants de toilettes en seins de jeune fille!

Un cours de technique de vent impressionnant, et distrayant; le voyage est passé vite :)

Nous arrivâmes à Baffoussam (rime!) à l'heure du midi. Le temps de sortir du bus et d'en faire le tour pour récupérer mon sac je me fais aborder 5 fois. Les sacs récupérés, les porteurs nous sautent tout à tour dessus. L'activité environnante et l'insistance des porteurs crée un climat hyper oppressant. Un vieux vendeur nous indique d'attendre la voiture à l'ombre, et là nous sommes presque tranquilles. Mais quand la voiture de la fondation arrive et que nous nous dirigeaons vers elle, le chauffeur se fait hurler dessus par les porteurs qui pensent qu'il leur a piqué leurs clients. Bref, nous réussissons à monter et rejoignons l'équipe à Mbouda, où nous attend une semaine sans interruption de bilans comptables, 1 semaine de Chloé pour faire un clin d'oeil aux Iéseg!
Par Perrine
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Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /Sep /2007 17:02

Thomas et moi sommes donc arrivés à Yaoundé dimanche 9 septembre, 19h30, après une escale en Guinée équatoriale pendant laquelles nous sommes restés dans l'avion. Escale assez frustrante car nous n'avons rien pu voir par le hublot tant il pleuvait! 19h30 donc, arrivée à Yaoundé. Nous descendons de l'aviojn, tout prêts à récupérer nos bagages... les valises défilent sur le tapis... nous attendons... coupure de courant... nous patientons... il n'y a maintenant plus que 3 ou 4 valises qui font et refont leur petit tour sur le tapis, mais une centaine de personnes qui attent encore! Coupure de courant, râlement général... bref, 1h après les bagages arrivent et c'est parti: contrôle sanitaire, et dans le hall Gabriel qui est venu nous chercher nous trouve rapidement.

Il nous annonce dans la voiture que nous ne passerons plus respectivement 1 mois et 2 semaines à Yaoundé, mais que nous partons dès le lendemain pour Mbouda, mon village, avec l'équioe comptable de la direction générale. Nous nous réunirons avec les comptables des hôpitaux de l'Ouest afin de dresser les bilans de l'année 2006 (!). Tout en l'écoutant, Thomas et moi découvrons la ville de Yaoundé de nuit. Une foule de gens le long des routes, une activité impressionnante. Des trous et des fissures sur le bitume comme on n'en voit pas en Europe! Une conduite assez particulière; l'usage du klaxon, des appels de phare et des pleins phares est continu et n'a aucunement la même signification qu'en France.. 

Nous arrivons à destination, dans un foyer où 2 chambres nous sont réservées pour la nuit. Chambres avec douches-toilettes. Eh oui, ici il n'est pas rare que les douches et toilettes (les mêmes que chez nous) soient si proches qu'elles ne forment "qu'un".

Lundi nous avons rencontré le Dr Bidjogo, directeur général, notre contact, ainsi que les membres de la direction générale. Nous avons fait un tour en ville avec le chauffeur; nous ne pensions pas que Yaoundé était si vert! La ville, sur des colines avec de très belles vues, est une vaste étendue des petits baraques où l'on vend de tout, des gens le long des routes sans aucun trottoir, et quelques belles constructions, exceptionnnelles: le Hilton, l'ambassde des états unis.

Nous devions prendre le bus vers 14h en direction de Mbouda,, puis vers 15h, et finalement, arrivés à la gare routière, le bus ne partait qu'à 21h. Gabriel nous a gentillement hébérgés pour que nous partions tôt le lendemain. Il habite avec 2 de ses frères. En l'attendant, nous avons appris à cuisiner les plantains et les pommes de terre (ici "pommes") à la camerounaise. Qauand il est arrivé, Gabriel nous a cuisiné du poisson frit agrémenté de sauce tomate (à la camerounaise, pas la même qu'en europe!). L'ensemble, un délice!


Ce qui met mal à l'aise:

- Ses frères qui nous offrent à boire en l'attendant. Ils nous proposent un Sprite que nous acceptons, et en faisant mine d'aller le chercher à la cuisine l'un d'entre-eux sort par la porte de derrière pour courir en acheter chez le vendeur du bout de la rue. Il revient avec 2 bouteilles de 65cl chacune (ici, le format standard) et nous en avons beaucoup trop.

- Lorsqu'ils nous montrent nos chambres pour la nuit. Nous comprenons que 2 d'entre-eux nous laissent la-leur et qu'ils vont dormir à 3 dans un lit. Nous avons donc expliqué que nous allions dormir sur 1 seul lit Thomas et moi, que cela ne nous posait pas de problème car nos avions nos duvets (Décathlon, 650g, tout petits, hyper pratiques, je le conseille à tout le monde!)

Par Perrine
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Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /Sep /2007 16:58
2 semaines au Cameroun, que je ne pourrais résumer par quelques généralités sur le pays tant ce que j'ai découvert fut varié! Au programme de ces premiers jours: Yaoundé (capitale politique) - Mbouda (mon village) - Douala (capitale économique, ou est Thomas), - Mbouda. Et enfin l'occasion de vous donner des nouvelles!
Par Perrine
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